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  <title>So far away from L.A.</title>
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  <description>gna gna gna</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 09:52:32 +0200</pubDate>
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    <title>Pourquoi il est rationnellement impossible d'être à l'UMP</title>
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    <pubDate>Sun, 27 Jul 2008 00:12:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je ne me fais pas une spécialité du billet politique, mais des fois il faut suivre son instinct. Voici une vidéo d'un copain de notre président, qui explique une conception umpiste de l'économie, de la politique, du rôle des syndicats : j'ai nommé &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Dassault&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Serge Dassault.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x62yj0_le-maitre-des-forges-serge-dassault_news&quot;&gt;Le Maître des Forges Serge Dassault parle&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Si vous avez le courage, je vous conseille de tenir jusqu'au moment où il dévoile sa conception de la vie ouvrière, en regrettant que les Français ne dorment pas à l'usine, comme le font les Chinois qui eux coûtent moins cher et font de bons produits. Si j'achetais des armes, j'en achèterais des suédois ou des américaines, pas des françaises. Je n'avais jamais entendu quelqu'un parler comme ça, sauf dans les romans du XIXème.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bradbury - Lagerkvist - Defoe - McCourt</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2008/07/26/43-bradbury-lagerkvist-defoe-mccourt</link>
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    <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 23:48:05 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;à défaut d'autre chose&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Puisque ces &lt;ins&gt;&lt;strong&gt;enculés de chez Orange&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; ne répondent pas à mes mails, je me résigne à faire paraître ici mes petits comptes-rendus de lecture. D'ici peu, je me trouve un hébergeur, parce que je deviens fou. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Voici quatre fiches, qui datent de longtemps (presque un an) à pas longtemps. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Bradbury Ray - USA - Farenheit 451&lt;br /&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;
Bouh le gros naze qui prétend aimer la science-fiction et qui n'avait encore jamais lu ce classique des classiques&amp;nbsp;! Je l'avoue, aussi bien en SF qu'en littérature normale (on dit blanche quand on est classe et pro-sf), je me suis toujours fait un devoir d'être inculte en classique&amp;nbsp;: ça évite les discussions à la con, et ça permet d'être vite exclu des prises de tête entre pseudo spécialistes qui ne sont en réalité que des kékés, imbus de leur propre compétence, et qui n'ont rien de différent avec les fans de tuning faisant des concours de 206 sur le parking de Carouf le week-end. Mais vient le jour où on est obligé, parce qu'on a trop envie. Et là, quel pied&amp;nbsp;! &lt;strong&gt;F451&lt;/strong&gt; est comme tout le monde le dit, un chef d'oeuvre. Une écriture calme, posée, qui prend le temps d'installer les détails de ce monde intellectuellement aseptisé, suit la vie de Montag, pompier chargé de cramer les bouquins qui sont interdits depuis déjà longtemps. Bien sûr il va changer de camp, bien sûr ce sera à cause d'une fille aussi belle que mystérieuse. Bien sûr son combat est quasi voué à l'échec. Rien de nouveau aujourd'hui, et peut-être était-ce moins convenu à l'époque. Mais en réalité on s'en fout&amp;nbsp;: l'idée, le ton sont superbes. Tout ce que j'aimais dans les &lt;strong&gt;Chroniques martiennes&lt;/strong&gt;. La SF est souvent considérée comme une littérature à idée, ou pour faire plus chic, une littérature du &quot;et si&quot;&amp;nbsp;: c'est souvent le cas, et quand ce n'est que ça, ou bien on s'amuse (10 Secondes&amp;nbsp;: par exemple &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Flatland&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Flatland&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: et si le monde n'avait que deux dimensions ?) ou bien on s'emmerde (toutes les uchronies à la noix). Chez Bradbury, l'idée est noyée derrière l'inspiration, le goût pour son sujet, pour la description et la suggestion. Bradbury fait se rejoindre - à mon avis sans s'être jamais posé la question- l'imaginaire de SF et la littérature classique. Son livre qui parle de la mort des livres est magnifique, la société suggérée par esquisse est répugnante, et crédible. La conclusion du livre tragique et non dénuée d'espoir, est aussi une déclaration d'amour à une certaine conception de la littérature&amp;nbsp;: Montag qui a perdu l'amour, a quitté la ville, renaît dans une communauté d'exilés, où aucun livre n'a été sauvé. Mais chaque homme est devenu un livre, qu'il a appris par coeur. Les livres vivent dans les mémoires et cela devrait pouvoir suffire. La littérature n'est donc que la poésie (Bradbury est un poète de la SF), et la poésie, comme le dira Roubaud plus tard, n'est que la mémoire de la langue. Il faut donc se jeter sur le recueil de Denoël qui publie à nouveau &lt;strong&gt;F451&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;Chroniques&lt;/strong&gt;, et les &lt;strong&gt;Pommes d'or du soleil&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;McCourt Franck - Irlande/USA - Teacher Man&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Difficile de commenter un livre qui traite du boulot d'enseignant. Cette autobiographie (je ne sais pas à quel point elle est romancée) raconte la vie d'un jeune irlandais, pauvre, en soif de reconnaissance, qui revien aux USA pour gagner sa vie&amp;nbsp;: il deviendra prof, après avoir été docker. Evidemment, ce n'est pas le MIT qu'on lui propose d'abord, et on assiste ainsi au récit de sa découverte du métier dans des établissements pas glop. Pas vraiment de rapport avec les subtilités de la poésie anglo-américaine qu'il adorait&amp;nbsp;; pas de rapport non plus avec les cours de psychologie de l'éducation dispensés à l'université. Juste un mec en face d'élèves tous différents, souvent pauvres, parfois tarés, à qui il faut essayer d'apporter quelque chose (sûrement pas Joyce, du moins au départ). J'ai peu de chose à dire sur ce bouquin pour deux raisons&amp;nbsp;: d'une part il m'a tout simplement plu, je l'ai lu en une soirée, dans des circonstances où j'avais vraiment besoin d'un bouquin pour me distraire, et de ce point de vue c'est assez inexplicable, et peut-être indépendant du bouquin lui-même&amp;nbsp;; d'autre part je ne sais pas ce qu'il en était à l'époque de la parution de &lt;strong&gt;Teacher Man&lt;/strong&gt;, mais il se trouve que le récit sur l'éducation par un éducateur est devenu un véritable genre dont je ne sais pas trop quoi penser. Aussi bien dans des blog, que des vlog, des bédélog, ou des bédés, ou des romans, et j'en passe, je ne connais pas un niveau de notre système éducatif qui n'ait fait l'objet d'un récit dont les séquences sont au final extrêmement ressemblantes. On pourrait sans doute faire une thèse là-dessus&amp;nbsp;: une littérature à l'homogénéité incroyable, et qui s'expliquerait par de multiples facteurs&amp;nbsp;: un travail commun, des difficultés finalement assez récurrentes, une formation et une culture communes qui font que la narration, le ton, la technique et les thèmes sont toujours les mêmes. En tant que &quot;prof&quot; (allez, avouons le), il y a un plaisir compulsif à accumuler ces expériences face auxquelles on ressent de l'amusement, de la compassion, de la satisfaction narcissique à voir quelqu'un mettre en valeur la beauté et la difficulté d'un boulot pas toujours bien considéré. Ça devient une forme de substitut à une formation à l'enseignement inexistante (pour moi) ou le plus souvent décevante (c'est ce que m'en disent tous les gens passés à l'iufm). Alors en terme de littérature que dire ??? Ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'on touche en fait à un pb assez important, qui est précisément cette notion particulière de littérature. Est-ce que la littérature commence avec le fait d'écrire, ou avec celui de faire œuvre (œuvre particulière, artistique pourquoi pas)&amp;nbsp;? La &quot;littérature produite par les profs au sujet des profs&quot; est un cas d'école (hahaha) de ces genres dont on ne sait pas trop quoi faire&amp;nbsp;: ses auteurs et son public sont très clairement identifiés, ses techniques et ses thèmes aussi. Alors comment juger d'un bon bouquin de prof sur les profs&amp;nbsp;? Une des questions qu'on ne peut pas ne pas se poser, c'est de savoir dans quelle mesure ce bouquin intéresserait qqun d'autre qu'un prof. Mon avis sur ces questions, c'est que la littérature de prof, comme toute littérature de genre, mérite son nom de littérature&amp;nbsp;: on n'y cherche que des émotions, parfois faciles, attendues, mais qui jouent leur rôle dans notre vie quotidienne. Personnellement, autant je suis fasciné par l'écriture qui est consciente d'elle-même, qui se met en scène avec une science de son passé, de ses techniques, et qui produit un discours plus ou moins implicite sur ce qu'est/devrait être l'écriture, autant je n'ai aucun pb avec les &quot;écrits&quot; qui semblent oublier tout cela, pour se limiter au rôle de référents, de signe vers des faits, des fictions, des émotions. Je n'arrive pas à hiérarchiser, du point de vue d'aucune valeur, les premiers par rapport au second. Ainsi pour moi, dans cette absence de hiérarchie, je dirais que &lt;ins&gt;Teacher Man&lt;/ins&gt; est un très très bon livre, qui m'a touché, ému, m'a fait me poser des questions sur les USA du XXème siècle, l'Irlande, le boulot de prof, et plein d'autres choses. Mais je suis incapable de juger de son intérêt pour un autre que moi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;ins&gt;  Defoe - UK - Histoire et aventures de Duncan Campbell &lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des fois on n'y peut rien&amp;nbsp;: on arrive avec les meilleures intentions du monde, on est frais et dispos, la couverture est belle. On a même des a priori de con élitiste qui se dit qu'un bouquin dans la collection &quot;&lt;a href=&quot;http://www.jose-corti.fr/Lescollections/Merveilleux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Merveilleux&lt;/a&gt;&quot; de chez &lt;a href=&quot;http://www.jose-corti.fr/sommaires/nouveautes.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;J. Corti&lt;/a&gt;, ça ne peut qu'être génial. Et puis non, 10 pages, 100 pages, 101, 102... ça commence, ça continue et ça finit par être chiant. Alors donc, il paraît que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Defoe&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Defoe&lt;/a&gt; serait le roi de l'affabulation. Qu'il raconte l'histoire de quelqu'un à l'existence duquel d'aucuns auraient cru à l'époque, ou qui aurait vraiment existé mais dont les pouvoirs sont évidemment douteux. Et qu'il en explique l'origine et la plausibilité. Et qu'il feint une approche scientifique, et qu'il se pourrait que ce soit sincère, ou pas... Et le préfacier de s'ébahir devant la confusion entre réalité et imaginaire, de faire de Defoe le plus grand des faussaires, de nous rappeler que le régime de la littérature était différent à l'époque, que la foi en l'écrit était plus grande et le mérite de notre auteur d'autant plus mémorable. Ça n'empêche pas qu'on s'emmerde, que la vie du prodige m'est restée complètement indifférente, que le ton enjoué n'était pas communicatif, et que les significations de ce bouquin pour l'histoire de la littérature me passent au-dessus de la tête (et même je l'aurais baissée, ma tête, si elles s'étaient trop approchées, les significations). Franchement, à ne pas lire, ne pas acheter (même d'occasion ça m'a coûté cher). &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Lagerkvist Pär - Suède - Le nain&lt;/ins&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après mon séjour en Suède, j'ai eu envie de culture suédoise. Je ne sais plus comment, je suis tombé sur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A4r_Lagerkvist&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pär Lagerkvist&lt;/a&gt;, que je ne connaissais pas du tout, alors que le monsieur est rien moins que prix Nobel de littérature 1951 (mais est-ce que ce prix a une valeur ?). Ce livre a été pour moi un vrai choc&amp;nbsp;: une découverte, et une expérience bien traumatisante. L'auteur est comme beaucoup de ses compatriotes et contemporains, plein d'une culture chrétienne, évidemment protestante, évidemment protestante pas drôle (ne pas confondre avec les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Glossolalie#Le_parler_en_langues_dans_le_pentec.C3.B4tisme&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;tarés glossolalants&lt;/a&gt; de nos USA d'aujourd'hui). Et son thème privilégié, qui est la solitude de l'homme, sa capacité à faire le mal, la difficulté du bien n'a rien de glamour. Ca aurait donc pu être moralisateur, froid et ennuyeux. Ça n'est jamais moralisateur, c'est toujours froid, et je n'ai pas trouvé ça ennuyeux. Il y a une distance changeante avec ce personnage d'un nain, bouffon d'un prince italien des XIV XV siècles, qui prend plaisir à faire le mal autour de lui. Jamais on n'explique sa méchanceté, jamais il n'est jeté de doute sur une éventuelle &quot;bonté intérieure&quot;. Il est cruel, cruel avec ambiguïté (on ne passe pas 100% de son temps à souhaiter la mort des gens), mais au final, toujours cruel. Et bien Lagerkvist arrive à rendre cela intéressant&amp;nbsp;: on suit la pensée du nain, ses interrogations, son incompréhension des mouvements d'empathie des autres hommes, qu'il plaint pour la faiblesse que ce sentiment implique. L'intérêt naît de cette description de l'intérieur. Elle est plus longue que ce que j'aurais cru possible. Elle est plus passionnante, parce qu'évidemment, il s'y rajoute aussi les aventures subies par le nain&amp;nbsp;: être sans cœur, il vit dans un monde où ceux qui semblent en avoir sont en réalité machiavéliques, et il en subira les conséquences. Ainsi le monde est fait de monstres visibles et de monstres cachés&amp;nbsp;; la fortune mais aussi la ruse décide de la vie et de la mort, sachant que la mort conclue tout, et que la vie proposée à la majorité n'est le plus souvent pas préférable à la mort. Un livre réjouissant on s'en doute, mais après tout si on voulait être heureux, y a longtemps qu'on aurait abandonné la littérature et qu'on serait tous passé au Prozac (ah, on me fait signe à l'oreillette que c'est le cas).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>XML - XSLT</title>
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    <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 17:16:16 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;vive les initiales...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'inactivité totale de ce blog n'a certes pas éveillé une foule de demandes éplorées&amp;nbsp;: en fait aucune. Ça ne m'empêche pas de regretter tout ce qui m'a interdit de continuer une activité finalement enrichissante&amp;nbsp;: la fainéantise, mes débuts de prof, le phénomène étrange qui fait que plus je lis pour le boulot, plus le soir j'ai envie de tuer des nazis (sur MOHH2) plutôt que de lire des livres et les commenter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, au bout d'un moment il faut s'y faire&amp;nbsp;: c'est un besoin. Je ne résiste donc pas au plaisir de faire un peu de teasing. J'ai enfin repris le projet dont je suis le plus fier&amp;nbsp;: jouir des possibilités de la technique pour valoriser cette petite somme de &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/sanders09/lectures/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;notes de lecture&lt;/a&gt; que j'accumule depuis l'an 2000. Puisque je n'ai fait que reprendre ce projet, je n'ai encore rien à présenter, mais je vais exposer en quoi tout cela consiste, et ce que je devrais arriver à faire d'ici peu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vive le XML&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Mes débuts sur internet consistaient (comme pour bcp de personnes je crois), à apprendre à manier quelques techniques permettant de mettre en ligne ce qu'on appelle joliment du &quot;contenu&quot;. Mais encore comme beaucoup, une fois que j'ai su faire des pages &lt;code&gt;html&lt;/code&gt; (à la main svp, point de dreamweaver pour moi, même cracké), je me suis trouvé complètement &lt;em&gt;contentless&lt;/em&gt;. Je me suis alors jeté dans le fichage de toutes mes lectures de loisir. ça m'allait bien parce que satisfait une certaine pulsion de totalisation, de collecte, de mémorisation et idéalement de traitement informatique d'un corpus de plus en plus grand. Peu à peu j'ai relevé des infos sur ces livres, puis j'ai ajouté des commentaires. &lt;br /&gt;
Rien d'original, si ce n'est qu'ainsi, j'ai pu trouver un contenu pour mes expérimentations informatiques (au niveau très faible j'en conviens, ce qui n'enlève rien au plaisir). J'ai ainsi eu le bon goût de découvrir ce qu'on appelait le &lt;code&gt;xml&lt;/code&gt;, qui n'est en fait pas grand chose à part une syntaxe simplissime, dont les manuels de l'époque disaient qu'elle allait devenir la façon quasi universelle de stocker des données en informatique. Je me disais qu'un jour j'aurais bien qqchose à faire de ces notes, que j'aurais bien le temps d'apprendre à en faire quelque chose. J'espérais pouvoir classer, compter, croiser, lier à partir de ces fichiers.&lt;br /&gt;
En réalité, au bout de quelques années, mes seuls progrès ont consisté à faire des feuilles de styles pour les fichiers &lt;code&gt;xml&lt;/code&gt;, ce qui m'a permis de mettre en ligne ces &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/sanders09/lectures/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;fiches&lt;/a&gt; en leur donnant un aspect sinon sexy, du moins lisible. &lt;br /&gt;
Avec pour résultat la seule partie intéressante de mon site personnel. Et encore, étant donné que je suis hébergé gratuitement par mon FAI, Orange, et que ces &lt;strong&gt;gros blaireaux&lt;/strong&gt; sont incapables d'assurer une maintenance correcte, je n'ai plus accès à mon site depuis plus d'un an, d'où les trous.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vive le XSLT !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et bien alléluia, après un essai infructueux il y a de cela 3 ans, je me suis enfin bougé le cul pour apprendre un peu ce magnifique langage qu'est le &lt;code&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/XSLT&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;xslt&lt;/a&gt;&lt;/code&gt;. C'est le truc qui me manquait pour faire tout ce dont je rêvais&amp;nbsp;: des classements des livres par notes, par auteurs, par traducteur&amp;nbsp;; des comptages du nombre de livres lus, commentés. Normalement, et si je comprends bien le tout, je peux faire à peu près n'importe quoi !&lt;br /&gt;
Ma seule limitation est que je crois que pour que quiconque bénéficie de cette avancée inouïe, ou bien il va falloir que vous installiez un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Parseur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;parseur&lt;/a&gt; &lt;code&gt;xml&lt;/code&gt; sur votre navigateur préféré (et il se trouve que je n'en ai pas encore trouvé pour firefox), ou bien il va falloir que je me perfectionne et que j'arrive à faire faire ce boulot côté serveur (ce dont je suis pour l'instant incapable). &lt;br /&gt;
Sur ce, je retourne à la lecture de mon manuel, et j'espère pouvoir proposer des trucs intéressants pendant l'été... Vi ses&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Léviathan et ses images</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/12/27/41-le-leviathan-et-ses-images</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 17:12:47 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>philo</category>
            
    <description>&lt;p&gt;histoire de l'art et philosophie&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J'inaugure une nouvelle rubrique, pour relancer une activité blogesque réduite à néant par mes débuts d'enseignement. Je pense qu'il peut m'être utile de présenter sous forme de fiches brèves certains bouquins que je lis pour le boulot, quand ils ont le bonheur d'être intéressants, bien écrits ou originaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sanders.chiwalou.org/images/leviathan.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;a href=&quot;http://books.google.com/books?hl=fr&amp;amp;id=4I8rOPriDrAC&amp;amp;dq=strat%C3%A9gies+visuelles+de+thomas+hobbes&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;source=web&amp;amp;ots=54rJwD4aOF&amp;amp;sig=jXjeojsXu2vO7zXK0Y9FqHMnMqA#PPA82,M1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Stratégies visuelles de Thomas Hobbes&lt;/a&gt;, écrit par l'historien de l'art allemand Horst Bredekamp, est de ceux-là. Le propos de ce livre est simple&amp;nbsp;: en partant du frontispice de l'édition première du &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9viathan_%28Hobbes%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Léviathan&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (1651), il s'agit de montrer que la théorie &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Hobbes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;hobbesienne&lt;/a&gt; de l'Etat a un rapport nécessaire à cette image d'un géant composé du corps des citoyens. Bredekamp, en retraçant les influences iconographiques, et l'histoire des différents frontispices, veut montrer que la théorie de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Hobbes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hobbes&lt;/a&gt; est intrinsèquement liée à une iconographie particulière, faite pour représenter ce qui ne saurait jamais être immédiatement présent (le souverain réellement unifié). &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sous ce projet assez abstrait, et difficile (parfois, cela semble un peu tiré par les cheveux), le résultat est passionnant, très bien illustré, clair, et réellement informatif. Les parties d'histoire de l'art ne sont pas ennuyeuses&amp;nbsp;: le chap. consacré à déterminer le véritable auteur des gravures du Léviathan est l'occasion d'une lecture minutieuse de l'image, dont on se rend compte qu'elle a été véritablement pensée dans ses moindres détails pour donner à voir cet être qui risque toujours d'être trop loin des citoyens. &lt;br /&gt;
J'ai trouvé le travail d'historien particulièrement intéressant&amp;nbsp;: Bredekamp montre l'influence théorique et iconographique d'auteurs que je n'aurais jamais cru en lien avec &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Hobbes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hobbes&lt;/a&gt;. Je pense au &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Corpus_Hermeticum&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;corpus hermétique&lt;/a&gt;, dont l'auteur montre de façon très convaincante qu'il a influencé  les idées, les formulations et les images utilisées par Hobbes. Du point de vue esthétique, il est tout aussi agréable et enrichissant de voir les différentes composantes iconographiques du Léviathan analysées&amp;nbsp;: iconographie des géants (corps &lt;strong&gt;cosmiques&lt;/strong&gt;)  iconographie des corps &lt;strong&gt;composites&lt;/strong&gt; sont les deux sources. Il y ajoute une réflexion très juste sur le rapport entre théorie optique et politique chez Hobbes&amp;nbsp;: ce dernier a clairement associé le problème de la liaison des citoyens en un tout aux problèmes d'optique qui captivaient les savants du XVIIème siècle. Bredekamp montre ainsi comment &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Hobbes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hobbes&lt;/a&gt; utilise, dans le &lt;em&gt;Léviathan&lt;/em&gt; ou d'autres textes, des idées qui transposent directement des dispositifs optiques qu'il avait étudiés&amp;nbsp;: ainsi du &quot;Verre perspectif&quot;, tube contenant un prisme taillé pour produire le portrait d'un roi à partir des portraits judicieusement disposés de ses ancêtres. De même le Léviathan devra permettre un point de vue éclaté puis reformé, pour échapper aux points de vue individuels qui feraient courir l'Etat à sa perte s'ils en venaient à guider son action politique. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La notion d'artifice est alors mise au coeur de la réflexion de Hobbes&amp;nbsp;: comme dans l'optique, il s'agit en politique de penser le dispositif tel qu'une entité artificielle réunira une multiplicité. Or, Hobbes ne croit pas à la seule force des conventions&amp;nbsp;: on le sait, c'est la peur qui permet aux chaînes que sont les lois civiles de tenir ensemble ce corps dont les membres tendent naturellement à se disloquer. C'est ici que Bredekamp apporte sa pierre à l'interprétation de Hobbes&amp;nbsp;: pour lui, cette peur est à relier ou à associer à l'image visible du Léviathan. Bredekamp montre que Hobbes est conscient du danger perpétuel d'éclatement de l'Etat, sous la pression interne de ses membres. La pacification des rapports humains en quoi consiste finalement le politique, qui n'est que la réussite temporaire d'un processus de paix sur un fond de guerre, a aussi besoin pour Hobbes de la figure menaçante ou enthousiasmante du Léviathan, du corps. Bredekamp en appelle ici à la théorie hobbesienne du langage et de l'image. Hobbes se méfiait du langage, capable de subsister sans lien avec la réalité, ce qu'il condamnait sous le titre de rhétorique. Au langage fondé dans le réel, incapable à lui seul de contrer cette rhétorique, Hobbes ajoute, en bon matérialiste, le rôle des images qui viennent impressionner la pensée imageante. Une image devient signe, quand elle est mise en mémoire, et incite à l'action. La production d'images politiques, d'une iconographie devient ainsi selon Bredekamp une part importante, et surtout &lt;strong&gt;nécessaire&lt;/strong&gt; de la théorie hobbesienne. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est ainsi que son livre se termine en récapitulant le sens de l'iconographie politique du Léviathan, en insistant sur le fait que ce n'est pas un ornement, mais une partie de la théorie. Je résumerais ainsi le sens de cette iconographie :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;l'image du léviathan vient remplir un néant politique (l'état de nature), celui de la guerre et de l’absence de pouvoir. C’est l’image d’un être artificiel, composite, menaçant, dans lequel tous les individus sont citoyens égaux. Il lie entre eux les hommes. Mais il pose le problème de la durée du pouvoir&amp;nbsp;: à l'instantanéité de l'image il faut opposer la temporalité politique, qui est celle de la durée (de la paix). Ainsi, il n’y a pas &lt;em&gt;une&lt;/em&gt; image mais &lt;em&gt;des&lt;/em&gt; images du Léviathan, une iconographie. &lt;br /&gt;
On peut distinguer trois éléments principaux&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;l’image du frontispice original, représentant le moment créateur, celui du contrat entre égaux&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l’image de l’acte de gouverner, où il faut se représenter les hommes agissant les uns contre les autres et formant pourtant le corps du Léviathan (qu'on trouve dans le frontispice des &lt;em&gt;Elements of Law&lt;/em&gt; de 1652 ou celui du manuscrit du &lt;em&gt;Léviathan&lt;/em&gt; adressé au futur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_II_d%27Angleterre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Charles II&lt;/a&gt; en 1651);&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;cet acte de gouverner n’est possible que si la cohésion est maintenue, et cela se fait par les lois, qui enchaînent les hommes entre eux et à leurs propres obligations, et nous avons alors l’image, littéraire cette fois, du souverain de la bouche duquel partent les chaînes des lois civiles, liées aux oreilles des citoyens.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;La radicalité de cette iconographie est sans doute la cause de sa singularité dans l’histoire&amp;nbsp;: aucun Etat ni aucune théorie politique ne l’a reprise. Bredekamp y voit le symptôme d’une incapacité à résoudre les problèmes de la théorie de l’Etat moderne, où on oublie (ou cache) la difficulté à penser la nature même de l’Etat, puissance supérieure, identifiée aux individus, et pourtant puissance menaçante pour eux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>de la douleur d'être prof</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/10/29/40-de-la-douleur-d-etre-prof</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Oct 2007 11:37:16 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;et de corriger des copies&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Difficile de poster régulièrement quand on fait son baptême du feu&amp;nbsp;: 38 copies de prépa agrég. Pas le pied. Ce matin j'ai touché le fond du fond&amp;nbsp;: un truc que je ne pensais même pas possible. Je pensais avoir moi-même été une raclure en refilant à mes pauvres correcteurs des dissertations s'étalant sur 4, voire même 5 copies doubles. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui j'ai atteint un stade supérieur&amp;nbsp;: un étudiant a produit une dissertation sur 7 copies doubles. Je dis bien SEPT. Pas de page de garde. &lt;strong&gt;27 pages à lire&lt;/strong&gt; (écriture difficile à déchiffrer). Je ne sais même pas comment il a fait pour les écrire. Alors qu'il faudrait passer au max une demi heure 3/4 d'heures pour corriger, je ne vois pas comment je peux faire pour m'en sortir avec moins d'une heure ou deux&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Va falloir lui dire poliment que c'est un crime.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>auto-congratulation</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/09/23/39-auto-congratulation</link>
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    <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 20:58:55 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;anthologie du Cafard Cosmique n° 4&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://pigface.club.fr/Antho4.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'anthologie n°4&lt;/a&gt; du Cafard cosmique est enfin parue avec mon texte déjà présent sur ce blog. Bonne lecture à vous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>M. Darcos nous prend pour des cons</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/08/31/38-m-darcos-nous-prend-pour-des-cons</link>
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    <pubDate>Fri, 31 Aug 2007 21:01:53 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;un petit calcul... veinal...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;D'ordinaire, je ne parle pas politique ici. Mais là vraiment ça m'énerve. Ce qui m'énerve, c'est &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3224,55-947445@51-946715,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce chat avec Darcos&lt;/a&gt;, sur le site du Monde. Il suffit de mettre ensemble deux questions et deux réponses dudit Ministre - qui n'en finit pas de nous chanter l'air du &quot;je suis un des vôtres, j'ai aussi enseigné gnagnagna&quot; - pour voir qu'il nous prend vraiment pour des cons&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Aurèle&amp;nbsp;: Comment comptez-vous mobiliser les enseignants en supprimant tant de postes ?&lt;br /&gt;
Xavier Darcos&amp;nbsp;: Arrêtons de faire croire que le non-remplacement de 0,8 % de nos fonctionnaires est de nature à affaiblir sensiblement le système éducatif. On peut être un peu moins nombeux mais mieux payé en travaillant différemment.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Ok. Pourquoi pas. Après tout les économies c'est bien tout ça tout ça. D'ailleurs, on pourrait rajouter que si les postes supprimés sont des postes non remplacés, étant donné le principe de l'avancement à l'ancienneté qui régit les grilles de salaire de la fonction publique, le pourcentage de salaire économisé sera supérieur à 0,8%. M'enfin au final, si on prend ces 0,8% les choses sont pas compliquées&amp;nbsp;: le salaire individuel de chaque fonctionnaire restant sera augmenté, &lt;em&gt;si on réinvestit tout l'argent dans les salaires&lt;/em&gt; de 0,8%.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Maintenant, une 2ème question :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Jfk&amp;nbsp;: Y aura-t-il une augmentation significative des salaires en échange des suppressions de postes annoncées ?&lt;br /&gt;
Xavier Darcos&amp;nbsp;: Le président de la République a fixé déjà une règle générale, qui concerne l'ensemble de l'emploi public&amp;nbsp;: les gains consécutifs à la réduction du nombre de fonctionnaires seront réutilisés pour moitié pour améliorer les conditions de vie de ceux qui restent.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Et là, je sors l'artillerie lourde&amp;nbsp;: la moitié de 0,8% économisés seront réinjectés. Quoique n'étant pas prof de math, cela doit faire, environ, 0,4%. Conclusion&amp;nbsp;: 99,2% des profs d'avant les réductions se partageront 99,6% de la quantité d'argent initiale. Illustrons:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;d'après &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-3224,54-948573@51-946715,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le monde&lt;/a&gt;, on est 320 000 profs (putain c'est énorme !)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;moins 0,8% ça nous fait&amp;nbsp;: 25 600 profs en moins (dégraissons, dégraissons !)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il en reste&amp;nbsp;: 294 400&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mettons qu'ils gagnassent tous 1500€&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les joyeux 294 400 restant, les survivors, se partageront 0,4% de 320 000 fois 1 500 €, soit&amp;nbsp;: 1 920 000€ la fête&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Divisons 1 920 000 par 294 400&amp;nbsp;:  6,5€&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;SIX EUROS ET CINQUANTE CENTIMES&amp;nbsp;: ô joie !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Analyse :&lt;/ins&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui je sais, ça fait &lt;strong&gt;78&lt;/strong&gt; € par an. C'est &lt;strong&gt;super&lt;/strong&gt;. Beaucoup de gens aimeraient bien les avoir. Mais là, attention, je donne une opinion&amp;nbsp;: qu'en-ce que j'en ai à foutre de 6,5€ par mois ??? Une augmentation de 0,4% de mon salaire, dont je parie qu'elle sera comptée au titre de correction de l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Inflation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;inflation&lt;/a&gt; (un phénomène que &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/lavalid&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;gaston de la valid&lt;/a&gt; a essayé en vain de m'expliquer, mais qui paraît-il existe et est tout à fait rationnel), à quoi ça sert&amp;nbsp;? Je préfèrerais mille fois que l'Etat garde ces deux petits millions d'euros pour lui et les mettent ailleurs que dans mon salaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Objections :&lt;/ins&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On me dira&amp;nbsp;: oui mais en fait, y aura aussi des économies dans l'administration. Ben voyons&amp;nbsp;: on va diminuer la charge de travail de 0,8%, tu vas voir les économies&amp;nbsp;!
Tant qu'on y est, filons cet argent aux administratifs de l'éducation nationale, ou aux agents et autres personnels, qui eux auraient bien besoin de quelques euros en plus (et d'un peu de considération, autant de la part des profs, que de l'Etat).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand je vous disais qu'il se foutait de notre gueule... Xavier, tes 6,5€, tu peux te les garder, je te les donne.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Miller - Un cantique pour Leibowitz</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/08/24/37-miller-un-cantique-pour-leibowitz</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Aug 2007 20:35:41 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;excellent roman de SF&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sf.emse.fr/AUTHORS/WMILLER/WM-UCPL-S.JPG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
Un cantique pour Leibowitz, sorti en 1959, fait parti des grands classiques de la SF. A force de le voir traîner dans les discussions, je me suis dit qu'il fallait m'y mettre. Il ne m'a pas fallu plus de deux jours (et quelques heures de train) pour le finir. Ce bouquin m'a énormément plu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'histoire est d'une simplicité effrayante. Même si nous ne vivons plus dans la peur immédiate de l'apocalypse nucléaire, les dirigeants politiques contemporains me semblent tout à fait aptes à faire naître chez le citoyen moyen la peur de se retrouver embarquer dans des guerres à la con. Il se trouve toujours un chef (aillon) ou un autre pour décider que ses voisins méritent une bonne raclée&amp;nbsp;: la suite n'est qu'une question de moyen. Et si on ajoute que le nucléaire civil (ahaha le nucléaire civil&amp;nbsp;: c'est un peu comme les machettes civiles ou les armes à feu civiles...) se répand, notamment grâce au geste généreux de notre cher président envers un grand démocrate du Magrheb... J'arrête. Tout ça pour dire que l'idée qu'une bonne guerre (nucléaire, bactériologique, les deux) dévaste une majorité de l'humanité ne me semble pas relever de la SF.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;C'est le point de départ du roman, qui se range donc, paraît-il, dans la catégorie de sf dite &quot;post-apocalyptique&quot;&amp;nbsp;: étiquette à la con, car je trouve que le bouquin dépasse de loin ce pb.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;l'histoire... Après le passage du feu nucléaire, les mutants et les survivants sont relativement énervés. Et comme toute plèbe irradiée, ils conçoivent une certaine aversion pour les lettrés et scientifiques, représentants d'un savoir (technologique ou autre), qui n'ont pas su prévenir le désastre. Qui, même, y ont collaboré. La Terre a donc la joie de voir l'humanité fort diminuée numériquement, et intellectuellement aussi&amp;nbsp;: les &quot;foules&quot; ayant décidé que le fait de savoir lire était un bon signe de l'appartenance à une élite criminelle. Le monde est plongé dans un Moyen-Age post-nucléaire.
Dans ce monde a survécu un scientifique (Leibowitz), qui a réussi à réutiliser le dogme chrétien pour essayer de conserver le mieux possible les restes du savoir humain. Son abbaye abrite ainsi pendant des centaines d'années des moines qui copient des textes devenus incompréhensibles (traités de physique, ou tickets de pmu), et qui attendent une nouvelle Renaissance.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Miss Dewey  et M. SAB</title>
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    <pubDate>Mon, 25 Jun 2007 23:32:37 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Ou comment les classifications en bibliothèques gouvernent le monde (ou pas)…&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comme chez &lt;a href=&quot;http://manu.chiwalou.org/blog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Manu&lt;/a&gt;, pour relancer la fréquentation, je choisis d'inviter une guest star (qui vient d'&lt;a href=&quot;http://languedebib.free.fr/spip/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les classifications se suivent et se suivent. Il en existe de nombreuses, parmi lesquelles on peut citer les classifications &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_d%C3%A9cimale_de_Dewey&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dewey&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_d%C3%A9cimale_universelle&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;CDU&lt;/a&gt;, Colon, arabes, mais aussi une classification pour la médecine, une pour les mathématiques, une par ordre d’arrivée des documents, celles qui sont inventées par des bibliothécaires (un peu) mégalomanes, qui souhaitent laisser leur empreinte sur le monde, et d’autres beaucoup plus discrètes, beaucoup moins connues, qui s’appliquent à des bibliothèques personnelles, et qui ont pour principale caractéristique de n’être pas vraiment exportables.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ici, nous nous intéresserons à deux d’entre elles&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la classification &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_d%C3%A9cimale_de_Dewey&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dewey&lt;/a&gt; (ou sa presque sœur la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_d%C3%A9cimale_universelle&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;CDU&lt;/a&gt;), qui régit la plupart des bibliothèques françaises, qu’elles soient universitaires ou municipales&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la classification qui existe dans les bibliothèques suédoises, qu’elles soient universitaires, scolaires ou municipales. Cette classification s’appelle SAB-systemet, pour système du SAB, SAB étant, comme son acronyme le laisse entendre, l’association des bibliothécaires suédois. Cette classification a plusieurs petits noms&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Klassifikationssystem för svenska bibliotek », «&amp;nbsp;SAB-systemet », «&amp;nbsp;SAB:s klassifikationssystem ».&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ces deux classifications sont des classifications &lt;em&gt;hiérarchiques&lt;/em&gt; (vs les classifications à &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_%C3%A0_facettes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;facettes&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;), décimale pour la Dewey, et alphabétique pour la SAB. &lt;br /&gt;
Et voici une petite histoire de ces deux classifications.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; &lt;ins&gt;La classification Dewey&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La classification &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_d%C3%A9cimale_de_Dewey&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dewey&lt;/a&gt; a été créée en 1873 par Melvil Dewey, publiée pour la première fois en 1876, et a été révisée 22 fois depuis cette date par l’&lt;a href=&quot;http://www.oclc.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;OCLC&lt;/a&gt;, Online Computer Library Center, association dont la vocation est de faciliter l'accès et la sauvegarde des ressources et du patrimoine culturel mondial, dans les bibliothèques notamment. La classification décimale de Dewey (CDD) est une classification hiérarchique, qui utilise des décimales pour représenter les classes et sous-classes. Elle se compose de 10 classes principales, puis de 100 divisions et de 1000 sections (10*10*10). Son principal avantage à mon sens est qu’elle couvre l’ensemble de la connaissance, du moins celle qui est rangée dans les bibliothèques.&lt;br /&gt;
Il faut d’ores et déjà noter deux choses&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;cette classification couvre certes l’ensemble du savoir, mais du savoir écrit sur des livres. En effet, les documents autres que les livres qu’on trouve aujourd’hui dans les bibliothèques ne sont pas cotés selon la CDD,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;certaines sections n’ont pas de contenu défini&amp;nbsp;: il s’agit par exemple de la 311, 377, ou encore la 545 ou la 777. Elles serviront si d’autres sous-sections à l’intérieur des classes principales doivent être créées. C’est une chose positive, à noter dans le monde des bibliothèques, toujours-déjà saturé de documents et plein d’étagères qui explosent.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;A la suite de cette classification, en 1905, les belges Paul Otlet et Henri Lafontaine ont créé la première version de la Classification Décimale Universelle (&lt;a href=&quot;http://www.udcc.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;CDU&lt;/a&gt;), qui prend ce nom en 1929. Celle-ci s’inspire fortement de la classification de Dewey, mais elle marque sa différence en utilisant deux nouveaux types de combinaison des éléments (la Dewey permet d’aller à un niveau de précision de 9 chiffres, et  au-delà, sans aucun connecteurs entre les séries de 3 autre qu’un espace, éventuellement un point)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;l’extension&lt;/strong&gt; ( / ), qui signifie qu’on comprend toutes les notions comprises entre les deux éléments séparés par la barre oblique,&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la &lt;strong&gt;relation&lt;/strong&gt; (&amp;nbsp;: ), qui quant à elle, introduit un rapport entre les deux notions qu’elle sépare. Cette classification est très utilisée dans les bibliothèques spécialisées, universitaires ou de recherche, pour permettre l’utilisation de classes très détaillées, décrites séparément.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Ces deux classifications sont des classifications décimales hiérarchiques, dont les chiffres s’emboîtent les uns dans les autres pour venir augmenter la précision. On ajoute aux chiffres trois lettres, qui correspondent, aux trois premières lettres du nom de l’auteur du document, suivi, pour les œuvres critiques, de la première lettre du nom du critique ou du commentateur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Exemples&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Foucault, Michel, &lt;ins&gt;L’archéologie du savoir&lt;/ins&gt;, Paris&amp;nbsp;: Gallimard, 1969, 1 vol., 275 p., 23 cm (Bibliothèque des sciences humaines)&lt;br /&gt;
Se cote de la manière suivante&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;194 FOU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Où 194 = philosophie française&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Foucault, Michel, &lt;ins&gt;Moi Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère&amp;nbsp;: un cas de parricide au XIXe siècle&lt;/ins&gt;, Paris&amp;nbsp;: Gallimard, 1998, 1 vol., 424 p., 18 cm (Folio histoire)&lt;br /&gt;
Se cote de la manière suivante&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;190.904 FOU&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Où 190 = philosophie moderne européenne&lt;br /&gt;
Et 904 = compte-rendu d’événements (c’est Foucault qui rend compte, il n’est pas l’auteur de cette histoire).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Beaulieu, Alain (dir.), &lt;ins&gt;Michel Foucault et le contrôle social&lt;/ins&gt;, Laval&amp;nbsp;: Presses de l’université de Laval, cop. 2005. 1 vol, 22 cm (Mercure du Nord)&lt;br /&gt;
Se cote de la manière suivante&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;190.904 FOU B&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Où 190 = philosophie moderne européenne&lt;br /&gt;
Et 904 = compte-rendu d’événements (ce livre ressemble à des actes des colloque, ou quelque chose comme ça).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;



&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; &lt;ins&gt;La SAB&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le système SAB est aussi une classification hiérarchique, qui n’est pas décimale mais &lt;strong&gt;alphabétique&lt;/strong&gt;. La première version de cette classification est apparue en 1921, et a été élaborée par l’association des bibliothécaires suédois. Elle ne se voulait pas, contrairement à la Dewey ou à la CDU, universelle, mais bien spécifique à la Suède. En revanche, elle est censée s’appliquer à tous les types de bibliothèques, sans exception. Toutes les bibliothèques que j’ai visitées à Stockholm, royale, municipale, universitaire, voire scolaire, l’utilisent. Ce système présente à mon sens un avantage et un inconvénient majeur&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L’avantage réside dans le fait que lors de la phase des acquisitions ou du catalogage, les bibliothécaires ont encore moins à se soucier que nous de la cote à attribuer, puisqu’ils peuvent la copier directement à partir du catalogue national Libris. Il ne semble ainsi pas y avoir de problèmes de différences de cotation d’une bibliothèque à l’autre, puisque tout est hyper centralisé.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L’inconvénient principal, et de taille, est que cette classification est uniquement suédoise&amp;nbsp;: elle est incompréhensible pour la plupart des professionnels des bibliothèques étrangères à la Suède, sans parler des lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec les classifications. &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Cette classification est donc une classification par lettres qui se croisent et se recoupent, et elle contient des connecteurs de type (/), (:), ou (.). Elle se compose non plus de 10 classes mais de 25 lettres, qui renvoient chacune à une classe du savoir. La première lettre est une majuscule, et elle est suivie par autant de lettres qui servent à préciser de plus en plus le document. La première lettre exprime toujours la priorité du document.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Exemple&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;E = éducation et enseignement.&lt;br /&gt;
Ea = enseignement de la lecture, puisque A = livre et bibliothéconomie. Par extension, Ea = pédagogie.&lt;br /&gt;
Ea:k = histoire de la pédagogie, puisque K = histoire&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;



&lt;p&gt;Autre exemple :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;O = droit et société&lt;br /&gt;
Oh = questions sociales et politique sociale&lt;br /&gt;
Ohc = logements sociaux&lt;br /&gt;
Ohcf = logements sociaux pour groupes précis&lt;br /&gt;
Ohcfd = logements sociaux pour handicapés&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3.&lt;/strong&gt; &lt;ins&gt;Comparaison&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je trouve que c’est un peu le même principe que la Dewey, mais avec des lettres, et qu’en général ça permet quand même un niveau de précision moindre. Par rapport à la Dewey, il me semble néanmoins que la classification SAB se construit moins, qu’il y a des groupes de lettres qui ne signifient pas la même chose selon qu’elles sont associées ou non. Par exemple, O regroupe les sciences sociales, et H la littérature de fiction, mais h ne signifie plus littérature de fiction lorsqu’elle est associée à une lettre majuscule. Ceci parce que la lettre perd sa caractéristique lorsqu’elle passe de majuscule à minuscule. D’où l’importance du catalogue national qui donne les cotes de chaque livre se trouvant déjà sur le territoire suédois. Et également celle d’avoir une bonne méthode de classification sous la main, les choses étant encore moins intuitives que pour la Dewey.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, quel lecteur non initié peut se retrouver dans une bibliothèque utilisant une telle classification&amp;nbsp;? C’est la même chose, c’est vrai, pour la Dewey&amp;nbsp;: quel étudiant, en France, en 1ère année de lettres sait que les livres qu’il doit chercher se trouvent dans la zone 800&amp;nbsp;? Quel étudiant, en Suède, en 1ère année de lettres sait que les livres qu’il doit chercher commencent par la lettre G&amp;nbsp;? Quel système est objectivement le plus intuitif&amp;nbsp;? Il me semble que la réponse à donner est aucun&amp;nbsp;: à moins de mettre en toutes lettres dans les bibliothèques des panneaux indiquant «&amp;nbsp;littérature française » ou «&amp;nbsp;mathématiques appliquées », le lecteur demande toujours où il peut trouver la littérature française, et le bibliothécaire lui répond toujours que c’est dans la zone 800, à gauche des toilettes ou des ordinateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute classification se veut être organisation de la connaissance, et notation de cette organisation. Une classification se constitue d’un modèle et d’un format pour représenter le modèle. Plus le modèle est simple, plus il est efficace pour remplir son but premier, qui est bien de ranger les livres dans une bibliothèque. Dans le but du libre accès, il faudra privilégier une notation simple. Mais les classifications Dewey et SAB ne me paraissent pas d’une simplicité extrême&amp;nbsp;: on voit dans certaines petites bibliothèques municipales des classifications telles que LIT pour littérature, MAT pour mathématiques, LAN pour langues étrangères…, et de telles classifications sont plus simples pour les lecteurs. Néanmoins, elles ne permettent pas réellement d’échanger avec d’autres bibliothèques.&lt;br /&gt;
Dans les bibliothèques universitaires suédoises se pose la question du passage en Dewey, et plusieurs d’entre elles vont y passer dès la rentrée 2007-2008. En effet, avec la réforme LMD (ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Processus_de_Bologne&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Processus de Bologne&lt;/a&gt;), et l’échange plus ou moins simplifié entre universités d’Europe, il s’agit d’uniformiser un peu les classifications au niveau européen. La classification SAB est donc en train de vivre ses derniers jours, notamment dans les bibliothèques universitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bibliographie&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.oclc.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;OCLC&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Wikipedia en suédois, article &lt;a href=&quot;http://sv.wikipedia.org/wiki/SAB&quot; hreflang=&quot;sv&quot;&gt;SAB&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libris.kb.se&quot; hreflang=&quot;sv&quot;&gt;Catalogue national des bibliothèques suédoises&lt;/a&gt; (Pour les pages sur la classification, il n’y a pas encore de traduction anglaise)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/06/25/36-miss-dewey-et-m-sab#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>J-5</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/06/06/35-j-5</link>
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    <pubDate>Wed, 06 Jun 2007 02:56:38 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;tja&amp;nbsp;! Läget&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Devant l'indécence nombriliste des autres blogs de la chiwasphère, je n'ai plus aucun scrupule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans 5 jours je rentre en France. J'en profite pour faire des fêtes tous les soirs. I kväll, retour à 2h30... c'est fou comme c'est étrange de rentrer alors que le jour se lève, surtout quand il ne s'est pas couché. J'ai l'impression d'être pas assez bourré, ou de l'être trop. Comprenne qui pourra et vive ce fredag för min fest...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;vi ses kompisarna&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et bonne chance Laure&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>l'odeur du cafard...</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/15/34-l-odeur-du-cafard</link>
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    <pubDate>Tue, 15 May 2007 22:22:39 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>SF</category>
            
    <description>&lt;p&gt;bon ben je me lance&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/sanders09/varia/odeur v3.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Quand faut y aller faut y aller&lt;/a&gt;... &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute comme beaucoup trop d'étudiants, j'ai toujours rêvé d'être le plus grand et le plus beau des écrivains. Le problème étant pour moi de savoir de quoi parler et comment en parler, ce qui est déjà un bon signe d'une non vocation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une fois fait le deuil de mes fantasmes les plus fous, rien ne m'interdit d'essayer des choses. Le &lt;a href=&quot;http://www.cafardcosmique.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cafard Cosmique&lt;/a&gt;, site où j'ai plus appris en un an qu'en quatre ans de solitaires explorations des librairies, organise des anthologies pour amateurs. Je suis loin de prétendre avoir déjà gagné le droit d'y figurer, mais j'ai en tout cas écrit un texte pour cette anthologie quatrième du nom. L'avantage de l'anthologie étant qu'elle est régie par un principe de contrainte&amp;nbsp;: les trois premières étaient des contraintes thématiques, ce qui pourrait sembler assez faible, mais est finalement fort, quand on rappelle que les thèmes en question furent&amp;nbsp;: le &lt;a href=&quot;http://daylonmw.com/cafard01/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cafard&lt;/a&gt; (of course), le &lt;a href=&quot;http://daylonmw.com/cafard02/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sauna&lt;/a&gt;, et le &lt;a href=&quot;http://pigface.club.fr/Antho3bis.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;crash&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La quatrième édition renouvelle le genre&amp;nbsp;: la contrainte est plus formelle. Il fallait faire commencer le texte par la phrase&amp;nbsp;: &quot;C'était l'odeur qui vous frappait en premier&quot;, contrainte très décevante au premier abord. Si vous allez jusqu'à lire mon texte (très court rassurez-vous) vous pourrez constater que votre fidèle serviteur n'est pas sans courage, et qu'il s'est ajouté une contrainte supplémentaire...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ben maintenant à vous de &lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/sanders09/varia/odeur v3.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;lire&lt;/a&gt; et de me dire ce que vous en pensez. J'essaie vraiment de travailler sur ce texte alors merci de s'abstenir des&amp;nbsp;: &lt;em&gt;c'est cool&lt;/em&gt;, ou &lt;em&gt;ça pue&lt;/em&gt; traditionnels. Ce qui m'intéresse c'est&amp;nbsp;: &lt;em&gt;ça pue parce que A et que B&lt;/em&gt;... J'accepte tous les commentaires méchants ou pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/sanders09/varia/odeur v3.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le texte en question&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, je précise que je me réserve le droit de casser la gueule à ceux qui ne célèbrent pas ma grandeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/15/34-l-odeur-du-cafard#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>I love plagiat</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/11/33-test-test-test</link>
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    <pubDate>Fri, 11 May 2007 15:09:12 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Un billet utile... pour une fois&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un billet utile pour une fois. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant ces quelques mois à faire le lecteur de français une partie de mon boulot consiste à corriger des mini-mémoires où l'étudiant apprend un peu les exigences du travail universitaire (en français). A titre anecdotique on peut constater que, hormis les difficultés inhérentes à la langue, la mise en page à la française paraît complètement exotique à mes joyeux petits suédois&amp;nbsp;: la ponctuation rigoureuse, les guillemets non anglais, l'alignement justifié sont autant de découvertes. Je passe donc des heures à changer les prépositions, à souligner les verbes non/mal conjugés. Je me plains pas, c'est le boulot.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En revanche ce qui est vraiment trop chiant, c'est l'usage du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Copier_coller&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;copier/coller&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://sv.wikipedia.org/wiki/Kopiera&quot; hreflang=&quot;se&quot;&gt;Kopiera/Klistra in&lt;/a&gt; en suédois). Ils ont des circonstances atténuantes&amp;nbsp;: quand on écrit dans une langue étrangère, surtout quand on est débutant, c'est déjà difficile de lire les sources en langue étrangère, et encore plus de prendre de la distance avec ce qu'on écrit. Mais y a des limites. Ce semestre comme le précédent, il y a un gars qui me balance 4 pages d'un niveau non pas génial, mais bien inadéquat avec le niveau que je lui connais. Ce semestre, contraiment à l'autre, il a été à peine un peu plus intelligent (et donc plus détestable) parce qu'il a utilisé la célèbre technique du&amp;nbsp;: je change un mot par phrase en le remplaçant par un synonyme (de préférence mal choisi). En gros ça se voyait tout de suite. Pas dégonflé le mec parle de son ordinateur, du manque de temps.. blablabla. Bon j'abrège.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je trouve que c'est du foutage de gueule alors je pense en parler à la fac, pour généraliser l'envoi des textes par email puis vérification systématique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La question étant désormais&amp;nbsp;: comment lutter contre le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Plagiat&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;plagiat&lt;/a&gt;&amp;nbsp;? je vous donne mes solutions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'abord il faut lire &lt;a href=&quot;http://formist.enssib.fr/documents/Outils_anti-plagiat___demonstr-n-6427-r-29-t-theme.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce document&lt;/a&gt; très simple et clair sur le plagiat et les outils possibles.
Ensuite voici mon arsenal&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;D'abord l'instinct et surtout la différence de niveau criante entre les résultats précédents et la qualité du texte rendu. ça marche pour les plus cons des étudiants.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ensuite, l'usage de &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;&amp;nbsp;! Et oui une bête recherche de la phrase entre guillemets donne parfois des résultats intéressants. L'expérience m'a montré d'ailleurs que l'étudiant ne fait pas même l'effort de plagier un site un peu inconnu&amp;nbsp;: le plus souvent c'est tout simplement le premier site proposé par &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google&lt;/a&gt; sur le sujet qui est allègrement pillé&amp;nbsp;! Conclusion philosophique annexe&amp;nbsp;: le plagiaire est non seulement branleur mais bête.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il existe un site qui s'appelle &lt;a href=&quot;http://www.copyscape.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Copyscape&lt;/a&gt;, et qui est un moteur de recherche pour lutter contre le plagiat de site web. On rentre l'adresse d'une page html, et il te sort une liste des pages qui semblent plagiées, et propose des liens avec les passages suspects en surbrillance. C'est assez utile, et il sort un bon nombre de faux plagiats, mais pas tant que ça, et puis vaut mieux ça que le contraire. Ma technique consiste donc à copier coller le texte de l'étudiant sur mon blog pour ensuite chercher sur &lt;a href=&quot;http://www.copyscape.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Copyscape&lt;/a&gt;... Quoiqu'un peu fastidieuse, la technique est simple et surtout ne coûte rien...&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Car la dernière technique, que je ne peux pas utiliser malheureusement, consiste dans l'utilisation de logiciels anti-plagiats. &lt;a href=&quot;http://www.compilatio.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Compilatio&lt;/a&gt; est un outil payant, francophone, qui est semble-t-il efficace. &lt;a href=&quot;http://www.univ-lyon2.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lyon 2&lt;/a&gt; l'utilise. J'ai regardé, un usage individuel coûte tout de même &lt;a href=&quot;http://www.compilatio.net/commander.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;149€&lt;/a&gt; pour un an. Bien trop cher pour un prof. Une solution à réfléchir avec son établissement ou peut-être un groupe d'établissements.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Voilà. Au fait je suis en mesure de certifier que mon site n'a &lt;strong&gt;pas&lt;/strong&gt; été plagié (d'après copyscape)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/11/33-test-test-test#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/11/33-test-test-test#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>littérature assistée par ordinateur...</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/10/32-litterature-assistee-par-ordinateur</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0262269e4c6f4cfaee9644f9ce9f4447</guid>
    <pubDate>Thu, 10 May 2007 16:15:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;un texte composé grâce à un petit truc marrant des éditions Zulma&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J'aime bien les écritures à contrainte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai fait récemment l'achat de ce bouquin de H. Haddad, &lt;a href=&quot;http://www.zulma.fr/livre-le-nouveau-magasin-d-ecriture-395.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le nouveau magasin d'écriture&lt;/a&gt;, qui est une somme de citations, petites analyses, idées de départs, contraintes, blagues, conseils... Le site des éditions &lt;a href=&quot;http://www.zulma.fr/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;zulma&lt;/a&gt; propose un petit jeu mettant en application certaines techniques dudit ouvrage. Je ne peux résister au plaisir de présenter le résultat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention&amp;nbsp;: cela ne ressemble à rien, mais ça me fait bien rire.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;___&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces squelettes émergeaient de la foule comme de longues et blanches saucisses dans une choucroute.. Le temps bien maussade ne laissait pourtant pas de place à des considérations métaphysiques.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il me répondit qu'il l'avait eu à la suite d'un pari. La victoire de N. Sarkozy lui avait valu de devenir l'heureux possesseur de cet artefact exquis.. Sa réponse relevait clairement de la science-fiction&amp;nbsp;! N. Sarkozy n'avait pas d'argent en quantité suffisante pour être élu président de la République.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ils parlaient des actualités, de la politique ou même de philosophie. Enfin bref, de toutes ces absurdités qui meublent la majorité des conversations.. Parmi eux un expert anonyme et con essayait de placer des citations de son livre. Il était heureusement violemment rappelé à l'ordre par des moins cons que lui, et qui lui tendaient un verre où il puisait visiblement la totalité de son enthousiasme.. &quot;Je vous le dis très simplement&amp;nbsp;: prenez l'avion ou le train, et quittez le pays au plus vite. Sans quoi je ne donne pas cher de votre peau.... Je vous propose la suède. C'est un bel endroit. Je vous offre d'ailleurs un dictionnaire franco-suédois pour que vous puissiez vous débrouiller... ne me remerciez pas, c'est une oeuvre que je possède en de nombreux exemplaires... car c'est moi qui l'ai écrit...&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semblait s'être produit une étrange confusion du temps et de l'espace. La physique normale ne s'appliquait plus, et la foule ressentait un plaisir malsain à attendre la manifestation suivante de ce dérèglement de la nature.. Des savants d'une notoriété indéniable (ils écrivaient dans la page science du Canard Enchaîné), prévoyaient déjà de publier de nouveaux cahiers d'exercices, tenant compte des nouvelles valeurs des constantes physiques calculées sur ces phénomènes extraordinaires..&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/05/10/32-litterature-assistee-par-ordinateur#comment-form</comments>
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    <title>quelqu'un ne veut pas que vous lisiez cela...</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/04/21/31-amnesty-internaional</link>
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    <pubDate>Sat, 21 Apr 2007 20:07:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;alors lisez le&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Texte disponible &lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/sanders09/varia/read.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>France Info, Kurt Vonnegut et l'armée...</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/04/17/30-france-inter-kurt-vonnegut-et-l-armee</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Apr 2007 14:44:43 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>SF</category>
            
    <description>&lt;p&gt;coïncidences&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Coïncidence parce que pendant que je lisais le très bon petit livre de &lt;strong&gt;Kurt Vonnegut&lt;/strong&gt; &lt;ins&gt;SlaughterHouse V&lt;/ins&gt; (Abattoir n 5), ce même Kurt &lt;a href=&quot;http://www.cafardcosmique.com/VONNEGUT-Kurt-JR&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vonnegut&lt;/a&gt; a eu le mauvais goût de mourir. Parce que quelques jours avant, j'avais entendu un &quot;reportage&quot; sur France Inter qui m'avait vraiment choqué, et que ledit reportage me faisait diablement penser à une &lt;a href=&quot;http://manu.chiwalou.org/blog/?q=militaires&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;aventure&lt;/a&gt; qui est arrivée à &lt;a href=&quot;http://manu.chiwalou.org/blog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Manu&lt;/a&gt; pendant une formation IUFM.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Kurt &lt;strong&gt;Vonnegut&lt;/strong&gt; est (était) un auteur américain, découvert grâce au cafard cosmique. Auteur de SF donc, mais pas que&amp;nbsp;: il faisait partie de ce cortège d'auteurs américains forts en gueule et qui n'économisaient pas leur critiques sur leur propre pays. Ce qu'on appellerait aujourd'hui un connard anti-patriotique. Il a écrit &lt;ins&gt;Abattoir 5&lt;/ins&gt;, un bouquin qu'on peut peut-être qualifier de SF, mais peu importe l'étiquette.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est l'histoire d'un petit américain pas fait pour la guerre, qui se retrouve sur le front des ardennes en 44, qui est fait prisonnier de guerre, et qui après qq aventures finit par travailler pour les allemands dans une charmante ville de l'Allemagne d'alors... en attendant la fin de la guerre. Peinard quoi. La ville en question s'appelle &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Dresde&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dresde&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et une semaine après son arrivée a lieu un des bombardements les plus importants de l'histoire. Sur l'encyclopédie universalis, on parle de 400 000 victimes, sur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_de_Dresde&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wikipedia&lt;/a&gt; de 35 000 au moins... Encore une fois, peu importe.... Accessoirement, c'est ce qui est arrivé à l'auteur pendant la guerre&amp;nbsp;: prisonnier, Dresde, bombes, survie, retour aux USA, vie pas rose, pacifisme...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le livre de &lt;strong&gt;Vonnegut&lt;/strong&gt; raconte cette histoire du gars paumé dans la guerre, mauvais soldat, bombardé par ses compatriotes, et qui pourtant survie. Avec un refrain qui résume tout ce qu'il y a à dire quand on est confronté à l'absurde à l'état pur&amp;nbsp;: &lt;em&gt;So it goes&lt;/em&gt; (c'est comme ça). &lt;strong&gt;Vonnegut&lt;/strong&gt; traite le sujet de façon habile, peut-être une des plus intelligentes&amp;nbsp;: il l'&lt;strong&gt;esquive&lt;/strong&gt;. Il n'a rien à dire sur ça&amp;nbsp;: rien à nous apprendre. Les prétendus camarades de front sont parfois des connards, parfois des gens biens, parfois des crétins qui se prennent pour des héros (mal leur en prend). De toute façon leur job c'est tuer, détruire l'ennemi&amp;nbsp;: de ce point de vue il paraît qu'il était rationnel de bombarder Dresde, comme &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_de_Hiroshima_et_Nagasaki&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hiroshima&lt;/a&gt;...  &lt;strong&gt;Vonnegut&lt;/strong&gt; ne le nie jamais&amp;nbsp;: c'était nécessaire lui dit un général... il ne répond rien... &lt;em&gt;So it goes&lt;/em&gt;... &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vonnegut&lt;/strong&gt; est bon... il met en scène une forme d'échappatoire à ce desastre dont tout le monde lui dit qu'il était nécessaire&amp;nbsp;: son héros navigue dans le temps, entre la guerre, le passé, le futur. Après la guerre le personnage se met à lire de la SF, puis il croit aux extra-terrestres... d'ailleurs il est enlevé par eux... Le personnage zappe entre un futur comique, peuplé d'auteurs SF pathétiques et d'ET. Comme il voyage dans le temps il sait toujours ce qui va passer&amp;nbsp;: ça l'aide bien quand il faut faire des trucs comme être tabassé presque à mort par ses &quot;camarades de front&quot;, ou quand il faut aller chercher les restes humains dans les décombres de Dresde d'après le bombardement. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vonnegut&lt;/strong&gt; n'a rien d'explicite á dire sur la guerre, pas de message, et son personnage n'en dit jamais de mal. Il transforme en littérature une petite maxime toute simple&amp;nbsp;: goûter le bonheur des bons moments, avoir la force de survivre aux mauvais (j'ai enlevé la réf à dieu). Le texte tourne autour du sujet de la souffrance, mais l'évite toujours au dernier moment... Le fait même d'user des codes du genre considéré comme le plus éloigné de la réalité (la SF) est là pour bien montrer qu'il n'y a rien à dire de cette réalité. Vonnegut veut parler, et il parle... mais on n'apprendra rien. C'est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Un livre excellent, qui donne envie de ne jamais avoir à faire la guerre. La guerre c'est uneactivité á laquelle on se livre de temps en temps entre humains, et personne ne dit qu'elle n'est pas nécessaire, parfois juste ou injuste... simplement il faut tuer des gens, et ça je sais pas comment on fait pour le supporter, personnellement, quand on est soldat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Le rapport avec France Inter et Manu ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et bien Manu dans un &lt;a href=&quot;http://manu.chiwalou.org/blog/?q=militaires&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;récent billet&lt;/a&gt; racontait une entrevue pendant un stage iufm où un militaire venait leur expliquer les métiers de l'armée, et la &lt;em&gt;culture&lt;/em&gt; de l'armée. En gros, l'armée a des accords avec l'éducation nationale pour faire un peu de promo. Après tout pourquoi pas&amp;nbsp;? Y a des jobs dans l'armée, y a des gens au chômage... tout le monde n'a pas envie d'ëtre prof ou banquier ou infirmière... Mais bon... c'est l'armée&amp;nbsp;! Un jour ou l'autre ton boulot c'est de faire crever d'autres humains... Je comprends que ça puisse gêner notre enseignant préféré d'avoir à supporter (je dis même pas relayer) ce genre de publicité morbide.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà que ce dimanche (je crois), j'entends un reportage sur France info&amp;nbsp;: un reportage passionant sur les performances athlétiques accomplis par les pilotes de nos fiers avions de chasse et bombardiers français pour aller buter du taliban en Afghanistan. Pas un mot sur le pourquoi de ces opérations, sur les victimes, ni sur la nature des opérations. Non. On entend parler des médecins et des pilotes&amp;nbsp;: le journaliste nous explique que les pilotes sont suivis comme des sportifs de haut niveau&amp;nbsp;: &quot;vous comprenez, ils peuvent rester plus de 5 ou 6h en vol, et là on n'a pas le droit au coup de barre&quot;. Comme le cycliste, effectivement. Et le reportage continue&amp;nbsp;: un pilote nous explique que lui ne s'hydrate pas trop, car mëme si ça accroît le risque de fatigue, il ne veut pas avoir envie de pisser en opération.&lt;br /&gt;
Toute la saveur de la situation est dans ce mot&amp;nbsp;: dans le bel euphémisme technicisant de &quot;l'opération&quot;. C'est quoi une opération d'un avion de chasse, d'un bombardier&amp;nbsp;? C'est faire péter des engins explosifs sur des maisons, des gens. Sur des méchants a priori... mais on le sait très bien, aussi, sur des familles, des enfants. Mais à la radio, si tu réflechis pas, tu auras retenu&amp;nbsp;: putain trop génial leur vie&amp;nbsp;! des athlètes&amp;nbsp;! et en plus pas des idiots&amp;nbsp;: je crois qu'il faut un bon niveau pour finir pilote. Un métier d'avenir quoi... Engagez-vous qui disaient&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Je ne dis pas que c'est pas légitime de faire péter du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Taliban&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;taliban&lt;/a&gt;. C'est pas vraiment mes copains. Je dis même pas que la guerre faut pas la faire. Je suis juste choqué que par une pudeur putassière, parce qu'il nous faut des gars pour aller faire le boulot, on cache la réalité, qu'on essaie de faire oublier qu'une fois dans l'armée d'une façon ou d'une autre la performance c'est d'étaler de la tripe à l'air. Mais bon... &lt;em&gt;so it goes&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;j'imagine ce pilote de chasse en train de se dire qu'il a envie de pisser, alors qu'il lache des bombes sur des villages.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Samuel Delany - Empire Star</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/04/13/29-samuel-delany-empire-star</link>
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    <pubDate>Fri, 13 Apr 2007 23:07:32 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>SF</category>
            
    <description>&lt;p&gt;à lire, mais à la condition de le lire avec Babel-17&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Titre&amp;nbsp;: &lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Auteur&amp;nbsp;: Samuel &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Première parution&amp;nbsp;: 1966&lt;br /&gt;
Edition&amp;nbsp;: Vintage&lt;br /&gt;
Ce texte a été écrit en dix jours, pour financer un voyage en Europe. Il était censé former avec &lt;ins&gt;Babel-17&lt;/ins&gt; un diptyque, mais d’après la présentation, l’édition Vintage serait la première à réunir les deux textes en un seul volume. Edition marrante d'ailleurs&amp;nbsp;: d'un côté on a Babel, de l'autre ES. J'ai pas trouvé d'image de ES...&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.sfhomeworld.org/images/exhibits/HOF/members/SamuelRDelany-big.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;ins&gt;L'histoire&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt; tire son nom d’une étoile, évidemment lointaine et quasi inaccessible, sur laquelle doit se rendre le jeune Comet Jo. Issu d’une famille arriérée habitant un monde arriéré, Comet Jo est bien content qu’une créature mystérieuse vienne lui confier une mission incroyable&amp;nbsp;: livrer un message de la plus haute importance. Problème&amp;nbsp;: si il sait où aller (sur Empire Star, capitale de l’empire), il ne sait pas ce qu’il faut dire. Mais quand la seule perspective d’avenir est de cultiver une plante qui sera ensuite exportée sur d’autres planètes… Comet Jo part donc à l’aventure, quitte à trouver le message au cours de son périple qui le mènera (si l’on peut dire…) sur Empire Star.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme souvent dans les textes de ce genre, le narrateur est omniscient. Mais ici, ce narrateur est en fait l’alien qui a confié la mission à Comet Jo&amp;nbsp;: un alien qui connaît le fin mot de l’histoire, nous dit qu’il le connaît, et nous explique aussi que cette connaissance de la pensée des personnages correspond en fait à son mode de pensée particulier&amp;nbsp;: &lt;q&gt;multiplex&lt;/q&gt;. Les différentes espèces sont rangées selon l’échelle suivante&amp;nbsp;: &lt;q&gt;simplex&lt;/q&gt;, &lt;q&gt;complex&lt;/q&gt;, &lt;q&gt;multiplex&lt;/q&gt;. Les habitants de l’empire se traitent même de noplex, quand ils veulent se charier. A ne pas confondre avec l’intelligence&amp;nbsp;: la &quot;x-plex&quot; c’est la capacité à envisager à une pluralité de points de vue sur un même objet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le but du jeu est évident&amp;nbsp;: notre héros ne trouvera le contenu de son message qu’en faisant l’expérience du vaste monde, en passant de simplex à complex ou même multiplex (en gros&amp;nbsp;: en devenant sage, un vrai homme, etc.)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Mais pourquoi lire ce bouquin ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça a l’air d’un roman d’initiation mélangé à du space (soap) opera. C’est vrai&amp;nbsp;: mais &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; abandonne peu à peu le récit linéaire, pour lui préférer la multiplication des épisodes. A charge pour le lecteur de réorganiser tout cela s’il veut connaître lefin mot de l’histoire. Mais le lecteur est bien guidé&amp;nbsp;: on lui explique noir sur blanc à la fin que la notion de récit linéaire est un truc bien… &lt;em&gt;simplex&lt;/em&gt; et qu’il faut se comporter à l’égard du texte comme le ferait un bon multiplex. Ce n’est pas la quête qui fait l’intérêt du livre, c’est le mélange entre cette amorce de récit classique, le thème de la multiplicité des points de vue et celui de la confusion des identités.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;De ce point de vue, &lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt; apparaît comme un coup d’essai, un programme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt;, sans grande finesse, transpose dans un contexte SF des interrogations, qui font le cœur de la réflexion littéraire depuis les années 50. &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt;, ça se voit à chaque page de cette novella, est un critique, un prof de littérature.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Soyons clair&amp;nbsp;: Empire Star n’est pas ce que j’appellerai un bon roman&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est un brouillon. On y trouve tout ce qui fera la réussite de &lt;ins&gt;Babel 17&lt;/ins&gt;(mais oui cher public, la fiche sur Babel va viendre), mais sans le travail.&lt;br /&gt;
&lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt; est un point de départ où on peut lire le programme littéraire de &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: deux thèmes fondateurs (le langage&amp;nbsp;; l’identité)&amp;nbsp;; et un parti pris littéraire (la volonté d’utiliser toutes les techniques littéraires pour faire exister ses visions et ses pensées). Mais rien n’est abouti&amp;nbsp;: ici le langage n’est qu’un thème, alors que dans &lt;ins&gt;Babel-17&lt;/ins&gt; &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; essaie des effets bien plus réussis. Dans &lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt; il se contente d’expliciter son programme de lecture en jouant sur l’omniscience du narrateur. Dans &lt;ins&gt;Babel&lt;/ins&gt;, il utilise d’autres moyens plus subtils et/ou plus expérimentaux&amp;nbsp;: l’intrigue, au lieu de disparaître, est mise de côté dans des sortes de ralentis (dialogue entre le &lt;strong&gt;boucher&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rydra&lt;/strong&gt;)&amp;nbsp;; utilisation massive de la poésie&amp;nbsp;; style différent (phrases nominales, rythmes travaillés)&amp;nbsp;; mise en page (III, 3) et j’en passe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est donc un bilan plus analytique qu’affectif qui est intéressant au sujet de &lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La réalité est multiple&amp;nbsp;; les langages et les états de conscience sont multiples&amp;nbsp;; les identités sont multiples, mouvantes et interchangeables. La linéarité est un mythe, une facilité&amp;nbsp;: dans la vie comme dans la littérature (si on peut les séparer)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mise en avant des personnages, non plus comme des caractères en évolution linéaire, mais comme des pôles d’affects en rapport de répulsion/attraction, et toujours interchangeables&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour ce qui reste de l’intrigue, la question de la maîtrise du langage, de la complexité des points de vue constitue l'essentiel&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;enfin, c'est un des premiers livres de SF que j'ai lu où le genre arrive à une forme de réflexion sur lui-même. &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; utilise son bagage littéraire et l'importe dans un contexte qu'on peut cataloguer SF. Il est notamment évident qu'il livre un texte qui contient son propre programme de lecture (la &lt;em&gt;multiplexité&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Conclusion&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vois d’ici les réactions&amp;nbsp;: mais finalement c’est pas vraiment de la SF, etc. C’est normal&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt; est une ébauche, qui ne sera achevée qu’après. &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; ne s’y trompe pas&amp;nbsp;: dans &lt;ins&gt;Babel-17&lt;/ins&gt;, &lt;ins&gt;Empire Star&lt;/ins&gt; est présenté comme un livre qu’aurait écrit &lt;strong&gt;Muels Aranlyde&lt;/strong&gt;, ancien coéquipier de &lt;strong&gt;Rydra Wong&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En tant que programme, sa conclusion logique est évidente&amp;nbsp;: les identités sont mouvantes, interchangeables, affaires de points de vue, de langage. &lt;em&gt;Mais tout cela vaut aussi pour la littérature&amp;nbsp;: pour les cloisons entre genres !&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;



&lt;p&gt;PS &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; est clairement un des auteurs (l'auteur ?) sur lequel il y a eu le plus de travail littéraire, universitaire dans le monde SF. Un petit passage sur &lt;a href=&quot;http://www.jstor.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;JSTOR&lt;/a&gt; et j'ai trouvé plus d'une dizaine d'articles, 4 interviews, et j'en passe. Cela s'explique de deux façons&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;d'abord &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; est - pour ce que je connais de la SF à ce jour - l'auteur qui a le plus intellectualisé son écriture. Peut-être au point d'en devenir chiant. En tout cas, il donne une matière critique à son travail&amp;nbsp;; il est clairement dans la modernité qui se caractérise par une littérature consciente d'elle même, qui se pense à partir de cette conscience. C'est donc, tout simplement, un auteur majeur dans le petit monde des littératures marginales.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et il est d'autant plus majeur, qu'il a incarné dans les années 60 la montée de deux voix qu'on n'avait jamais entendu en SF (en littérature mainstream non plus)&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Delany&lt;/strong&gt; est en effet un auteur noir (métis je crois), et homosexuel. Dans l'Amérique des années 60, ça fait beaucoup. Il a donc fait l'objet d'un travail énorme, surtout dans la revue &lt;a href=&quot;http://www.jstor.org/journals/01486179.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Black American Literature Forum&lt;/a&gt;, et un peu moins dans les revues gays.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>parisianocentrisme et littérature</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/03/26/28-parisianocentrisme-et-litterature</link>
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    <pubDate>Mon, 26 Mar 2007 14:40:17 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;un peu de culture...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Citation découverte en corrigeant un mémoire d'étudiant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Te voilà bien fier, mon pauvre Minet-Chéri, parce que tu habites Paris depuis ton mariage. Je ne peux pas m'empêcher de rire en constatant combien tous les parisiens sont fiers d'habiter Paris, les vrais parce qu'ils assimilent cela à un titre nobiliaire, les faux parce qu'ils s'imaginent avoir monté en grade.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;dixit la mère de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Colette&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Colette&lt;/a&gt;, dans &lt;ins&gt;Sido&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Andreas Eschbach - Des milliards de tapis de cheveux</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/02/13/27-andreas-eschabach-des-milliards-de-tapis-de-cheveux</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Feb 2007 22:04:52 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>SF</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Et oui, il y a des allemands qui font de la SF...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Auteur&amp;nbsp;: Andreas &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cafardcosmique.com/ESCHBACH-Andreas&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eschbach&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Titre&amp;nbsp;: &lt;ins&gt;Des milliards de tapis de cheveux&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Editeur&amp;nbsp;: L'atalante 1999 (rééd. Poche J'ai Lu SF en 2004)&lt;br /&gt;
Première parution originale&amp;nbsp;: 1995 &lt;br /&gt;
Traductrice&amp;nbsp;: Claire Duval&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://sanders.chiwalou.org/images/milliards_cheveux.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous avez la chance de lire de la SF et d'estimer que ce n'est pas une littérature pour adolescent prépubère, vous faites déjà partie d'une fraction infime de la population. Maintenant, si vous en plus vous connaissez ne serait-ce qu'un auteur allemand contemporain de SF, à mon avis, vous faites partie d'un club encore plus select.&lt;br /&gt;
Amis lecteurs réjouissez-vous, grâce à Andreas &lt;strong&gt;Eschbach&lt;/strong&gt;, ce club se démocratise.&lt;br /&gt;
Après &lt;ins&gt;Des milliards de tapis de cheveux&lt;/ins&gt;, on peut enfin frimer dans les soirées mondaines. Car ce bouquin n'est pas seulement LE bouquin qui permet de mettre une entrée 'allemagne' à son calepin intitulé&amp;nbsp;: mes lectures sf de l'année, c'est aussi et surtout un très bon bouquin.&lt;br /&gt;
C'est un très bon bouquin, parce qu'il repose sur une idée simple, forte et belle&amp;nbsp;; parce qu'il est écrit avec un sens réel de la mise en scène, et finalement, parce que même si on a compris qu'il y avait un truc, il est très difficile de le deviner précisément à l'avance.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Des milliards de tapis de cheveux&lt;/ins&gt; propose 17 chapitres, dont chacun raconte une histoire se déroulant sur l'une ou l'autre des planètes d'un Empire qui a la taille de l'univers. Comme tout Empire, il est gouverné par un Empereur (implacable logique allemande) dont on dit qu'il est immortel, et dont les moyens et les voies (comme celles du seigneur) sont impénétrables. D'ailleurs, tant qu'à y être, l'empereur fait l'objet d'un culte&amp;nbsp;: c'est la moindre des choses quand on est immortel et aussi puissant.&lt;br /&gt;
À partir de là, il y a intrigue dans la mesure où on réunit deux données :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;d'abord, sur certaines planètes, le système social s'articule autour d'un rite étrange&amp;nbsp;: &lt;em&gt;le tissage de tapis faits de cheveux humains&lt;/em&gt;. Chaque mâle un peu honorable souhaite appartenir à une caste qui a pourtant la tâche épuisante de tisser, tout au long de sa vie, un et un seul tapis fait des cheveux de ses femmes. On l'imagine, ce travail n'est pas des plus agréables&amp;nbsp;: les tisseurs s'y cassent le dos, les yeux, et globalement, la santé. Heureusement pour le moral, tout ça c'est pour la gloire de l'empereur&amp;nbsp;! &lt;strong&gt;Eschbach&lt;/strong&gt; décrit ainsi par touches successives un système absurde, mais qui fonctionne&amp;nbsp;: chaque tisseur doit investir dans plusieurs femmes à bons cheveux (et oui pour qu'il y ait des motifs il faut des couleurs différentes, et donc on est obligé en tant que mâle d'avoir une femme blonde, une autre brune, une autre rousse, trop dur je vous dis). En réalité, chaque tisseur dispose de l'argent que son père lui a légué à l'issue d'une vente qui met fin à l'oeuvre de sa vie&amp;nbsp;: et chaque homme de vivre du capital hérité, et de flipper pour la constitution d'un capital décent pour son fils. Ainsi chaque planète collecte ces tapis et les envoie garnir le palais de l'Empereur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, dans certains chapitres, il apparaît que des rumeurs traînent au sujet de la mort de l'Empereur&amp;nbsp;: chose absurde puisque, vous vous en souvenez, il est immortel. D'autant plus difficile à suivre que d'autres chapitres nous proposent le point de vue d'autres hommes, qui eux tiennent pour acquise la mort de l'empereur, et ont même pour travail de la faire connaître à cette infinité de mondes qui étaient, autrefois, son Empire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'intrigue consiste donc en une seule question&amp;nbsp;: pourquoi, dans ces mondes, continue-t-on à produire et expédier on ne sait où des tapis qui par définition n'atteignent pas le palais de l'Empereur (celui-ci abritant désormais les rebelles ?). Ou encore&amp;nbsp;: &lt;em&gt;à quoi servent ces tapis ?&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le talent de &lt;strong&gt;Eschbach&lt;/strong&gt; est dans la réponse à cette question. Je l'ai trouvée très touchante&amp;nbsp;: à la fois conte sur la volonté humaine et ses faiblesses et tableau mélancolique qui fait jouer les mêmes sentiments que les récits SF les plus traditionnels.&lt;br /&gt;
Un des fondements de l'émotion SF réside dans l'opposition hyper classique entre la finitude humaine et l'infinité spatiale, opposition qui fait apparaître la première comme un quasi-néant, et la seconde, comme une divinité absurde et sans but. Je ne dis pas qu'&lt;strong&gt;Eschbach&lt;/strong&gt; restera dans les manuels, mais il a assurément écrit un texte qui fait efficacement appel à cette émotion. Pas de réflexions sur la technologie, pas d'anticipation&amp;nbsp;: juste une petite histoire faite pour émouvoir...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autres trouveront sûrement ça trop léger, et c'est sûr que tout n'est pas parfait, mais sur moi, ça a marché&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Greg Egan - Axiomatic</title>
    <link>http://sanders.chiwalou.org/post/2007/02/12/26-greg-egan-axiomatic</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Feb 2007 20:11:31 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>SF</category>
            
    <description>&lt;p&gt;un excellent recueil, d'excellents textes - à acheter tout de suite&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Auteur&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cafardcosmique.com/EGAN-Greg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Greg Egan&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Titre&amp;nbsp;: &lt;ins&gt;Axiomatic&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Editeur&amp;nbsp;: Orion press&lt;br /&gt;
384 pages&lt;br /&gt;
site internet de l'auteur&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://gregegan.customer.netspace.net.au/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
une courverture qui fait référence, en toute simplicité, à la fin de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/2001%2C_l%27odyss%C3%A9e_de_l%27espace&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2001&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Kubrick&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kubrick&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://sanders.chiwalou.org/images/axiomatic.PNG&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un recueil d'une qualité évidente. Pas la peine que j'ajoute mes propres éloges à ceux dont &lt;strong&gt;Egan&lt;/strong&gt; a déjà bénéficié&amp;nbsp;: ce texte contient un nombre de nouvelles dont il est clair qu'une grande partie feront date. Pour ceux qui ne le connaissent pas, &lt;strong&gt;Egan&lt;/strong&gt; est le représentant actuel le plus enthousiasmant de la Science-Fiction au sens pur et dur, la hard-sf&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Egan&lt;/strong&gt; tente de donner une expression littéraire aux conséquences possibles de tendances déjà à l'oeuvre aujourd'hui. Si on ajoute à cela que &lt;strong&gt;Egan&lt;/strong&gt; est un programmeur, et qu'il est donc fasciné par des trucs qui m'échappent complètement, on voit que le bonhomme a tout ce qu'il faut pour être un des grands de la SF. &lt;br /&gt;
Le seul problème peut justement être, pour ceux qui ont malheureusement une culture scientifique aussi déplorable que moi, le caractère un peu décevant des textes dont le fondement est une idée, un «&amp;nbsp;truc » &lt;em&gt;vraiment&lt;/em&gt; mathématique.
&lt;br /&gt;
Pour montrer ces deux aspects, la limite d'une littérature qui suppose un background solide, et le talent de l'auteur pour tirer l'intérêt du développement technologique ou des thèmes fondateurs de la SF, je parlerai de deux nouvelles, les deux premières d'ailleurs. Précisons aussi quelque chose&amp;nbsp;: il y a avant tout des réussites superbes, et peu de textes inaccessibles. Je mettrais à part Isolation, roman qui m'a un peu déçu, et garderais finalement... tout le reste&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;The infinite assassin&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nouvelle difficile, qui repose sur le jeu un peu facile à mon goût des différents mondes possibles. Un personnage a la faculté d'être extraordinairement stable&amp;nbsp;: dans la variété des mondes possibles, il est de ceux qui arrivent à rester les mêmes dans un nombre de mondes maximal. C'est pourquoi une organisation lui confie le soin d'assassiner des sortes de hackers étranges, qui produisent autour d'eux des perturbations, des échanges entre les différents mondes. Résumons&amp;nbsp;: autour de ces défoncés nouvelle sauce, la réalité part en couille, et les individus, les choses, tout fout le camp, disparaît dans un autre monde, et inversement des réalités d'autre mondes (époques, lieux) apparaissent. Le tueur a la propriété de rester le même, de façon statistiquement intéressante&amp;nbsp;: cela n'empêche pas que dans l'infinité des mondes possibles, il y a un nombre énorme de «&amp;nbsp;lui » qui sont éradiqués. S'ensuit une lutte dont je ne veux pas dire l'issue entre ces hackers et le tueur (qui sert d'ailleurs un système qu'il ne connaît pas, pas plus que le lecteur).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui ne me plaît pas, c'est le côté à mon avis pas crédible pour un sous de l'argument philosophique sous-jacent&amp;nbsp;: cette peur qu'aurait l'individu pour des gens qui seraient ses copies jusqu'à l'instant &lt;em&gt;t&lt;/em&gt;, mais dont la vie changera à &lt;em&gt;t + 1&lt;/em&gt;. Dans l'absence de lien subjectif, je ne comprends pas comment on pourrait ressentir un tel attachement. Ou plutôt&amp;nbsp;: que peut signifier&amp;nbsp;: &lt;em&gt;suis-je celui qui gagne à chaque fois ?&lt;/em&gt; Comme ci on avait un lien subjectif avec plusieurs de nos alter-egos&amp;nbsp;! L'idée bizarre est que l'identité physique et mentale signifierait qqchose pour nous&amp;nbsp;: mais non&amp;nbsp;! On peut être identique, penser les mêmes choses, cela ne veut pas dire qu'on est une seule chose. Je n'ai aucun lien affectif avec mes versions qui sont mortes ce soir... ni elles avec moi si elles me ressemblent&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
Mon argument est très faible, mais bon c'est ce que je pense pour l'instant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en tout cas une nouvelle intéressante, même si à mon avis elle est un peu loupée point de vue écriture. Signalons tout de même que ce genre de textes est caractéristique de l'écriture de &lt;strong&gt;Egan&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: ses nouvelles sont clairement de l'ordre des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_pens%C3%A9e&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;expériences de pensée&lt;/a&gt; pratiquées dans les études de philosophie à l'anglo-saxonne. Ici, le fondement philosophique est la question inévitable de l'identité personnelle (cf. &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Derek_Parfit&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Parfit&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilary_Putnam&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Putnam&lt;/a&gt; et autres).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;ins&gt;the hundred-light-diary&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De toute évidence une réussite. Cela ressemble à une fable&amp;nbsp;: une petite histoire reposant sur un artifice amusant, et dont le développement aboutit à une véritable morale. Ici, le sujet est clairement la question du libre arbitre et du déterminisme, entre lesquels la notion de la responsabilité apparaît problématique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le fondement est la découverte d'un processus permettant de voir dans le futur. Avec un journal envoyé depuis le futur, chaque individu dispose d'un fichier d'un volume identique pour chacun, dans lequel son moi futur a raconté sa vie. On a donc le choix entre lire ce fichier et l'abandonner&amp;nbsp;: la plupart ne résistant pas à la fascination que représente la connaissance du futur.
Plusieurs questions se mêlent alors&amp;nbsp;: parce que le texte vient du futur, cela signifie-t-il qu'il dit la vérité&amp;nbsp;? On serait tenté de croire que l'on veut se dire à soi-même la vérité&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Egan&lt;/strong&gt; montre que non. D'après lui, le plus vraisemblable est qu'on se mentirait volontairement. Un très beau texte sur l'identité, le doute et l'ambiguïté morale du besoin de certitude. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>trop nul-</title>
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    <pubDate>Wed, 31 Jan 2007 11:09:41 +0000</pubDate>
    <dc:creator>sanders</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>&lt;p&gt;je suis à Hambourg et je peux blogger mais j'ai rien à dire...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;ah si... évitez l'ordi de gauche après les escalators du terminal 2, il avale les pièces mais apprend ca marche pas...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;bon je pars à la recherche gewurztraminer en duty free...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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